Mis à jour le 25 septembre 2026. « Un adulte sur deux est célibataire en France » : le chiffre circule beaucoup, notamment sur des sites spécialisés en ligne. Mais que dit vraiment la statistique officielle ? Voici ce que l’Insee mesure réellement sur le célibat, et pourquoi le chiffre le plus souvent cité n’est presque jamais celui qu’on croit.
Le seul chiffre officiel disponible : 40,9 % au 1er janvier 2017
Selon les données de l’Insee sur l’état matrimonial légal, 40,9 % des personnes de 15 ans ou plus résidant en France étaient célibataires (au sens légal : jamais mariées) au 1er janvier 2017. C’est la dernière année pour laquelle l’Insee dispose d’une répartition complète de la population par état matrimonial.
Les estimations à « 46-48 % » ou « un célibataire sur deux » que l’on trouve parfois ne proviennent donc pas d’une actualisation officielle de l’Insee, mais d’extrapolations réalisées par des sites tiers. Elles doivent être lues avec prudence.
Pourquoi l’Insee n’a plus republié ce chiffre depuis 2017
La raison est administrative, pas démographique. Depuis l’entrée en vigueur de la loi du 18 novembre 2016 de modernisation de la justice du XXIe siècle, une partie des divorces peut être actée par un notaire plutôt que par un tribunal. Les statistiques de divorce ne remontent donc plus systématiquement à l’Insee depuis le millésime 2017, ce qui empêche l’institut de recalculer la répartition complète célibataires / mariés / divorcés / veufs pour les années suivantes.
Concrètement : il n’existe aujourd’hui aucune donnée Insee officiellement actualisée et comparable sur la part de célibataires en France au-delà de 2017.
« Célibataire » au sens légal ne veut pas dire « sans partenaire »
Autre nuance importante : la statistique de l’Insee mesure un état matrimonial légal – jamais marié -, pas une situation affective réelle. Une personne pacsée, en concubinage ou en couple non marié est comptée comme « célibataire » dans cette définition, alors qu’elle n’est évidemment pas seule. À l’inverse, une personne divorcée ou séparée de fait mais non remariée n’entre pas dans la case « célibataire » au sens légal.
C’est une des raisons pour lesquelles autant de célibataires – au sens courant du terme cette fois – se tournent vers des solutions très différentes pour rencontrer quelqu’un : certains testent le phénomène saisonnier de la cuffing season, d’autres se lassent au contraire des applications et décrochent des plateformes de rencontre pour privilégier des rencontres en présentiel, par exemple via le rando dating.
Comment lire ce type de statistique avant de le partager
- Vérifier la source primaire (Insee, service public) plutôt qu’un article qui la reformule.
- Regarder l’année de référence réelle des données, pas la date de publication de l’article qui les cite.
- Distinguer état matrimonial légal (marié / jamais marié) et situation de couple réelle, qui sont deux choses différentes.
Pour celles et ceux qui cherchent malgré tout une plateforme adaptée à leur situation, mieux vaut comparer objectivement les options disponibles dans la catégorie sites de rencontre ou explorer les alternatives pour rencontrer sans application plutôt que de se fier à un pourcentage invérifiable.
Questions fréquentes
Quel est le pourcentage exact de célibataires en France selon l’Insee ?
Le dernier chiffre officiel disponible est de 40,9 % de personnes de 15 ans ou plus jamais mariées, au 1er janvier 2017. Aucune donnée plus récente n’a été republiée par l’Insee depuis.
Pourquoi l’Insee ne publie plus ce chiffre chaque année ?
Parce que depuis la loi de modernisation de la justice du 18 novembre 2016, certains divorces sont actés par un notaire et non plus systématiquement enregistrés par les tribunaux, ce qui prive l’Insee d’une partie des données nécessaires au calcul.
Une personne pacsée ou en concubinage est-elle comptée comme célibataire ?
Oui, au sens légal de l’Insee (jamais mariée), une personne pacsée ou en concubinage est classée comme célibataire, même si elle vit en couple.
Sources
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale



